Hugues HENRI ©
Texte de présentation de l’exposition Mythes sans limites
Le Centre des Cultures et des Arts de la Caraïbe présente l’exposition MYTHES SANS LIMITE réalisée par
l’association SANS TITRE au Domaine de Fonds-Saint-Jacques à Sainte-Marie, du 12 avril au 24 avril 2003. Vernissage
spectaculaire le 11 avril de 18 h. à 22 h. avec les plasticiens, musiciens, danseurs.
Quels sont les objectifs ?
L’association SANS-TITRE se propose d’associer les arts plastiques aux arts du spectacle lors de la manifestation-événement intitulée « MYTHES SANS LIMITES » du 11 avril 2003.
Après « LE BONHEUR A TOUT PRIX », notre désir est de concevoir une oeuvre commune englobant et dépassant le champ des arts-plastiques.
En invitant un graphiste, des comédiens, des musiciens, des danseurs à participer à ce projet, c’est le statut de l’artiste contemporain et caribéen qui est posé. Une mise en question commune de notre condition associative, artistique, géographique et sociale par rapport à la notion de limite.
Pourquoi vouloir dépasser les limites ?
Le vrai travail du créateur consiste justement à dépasser ses limites:
Partir à l’aventure, redéfinir de nouveaux territoires d’expressions mêlées, voire créer des ponts, des passerelles entre les arts.
Nous vivons dans un pays métissé
Nous sommes un peuple métissé : sang mêlé, culture mêlée, langue mêlée. Ce brassage est une richesse. Pourquoi ne pas en déduire la nécessité du mélange, du métissage des pratiques artistiques ?
Performances sonores, improvisations, installations, textes, vidéo-art, peintures, sculptures, le spectateur sera plongé dans une aventure hybride.
Pourquoi avons-nous besoin du mythe ?
Par ce que nous avons besoin de nous projeter loin du quotidien, par ce que le mythe est inépuisable et inextinguible. Nous ne vous donnerons pas la clé, nous vous embarquons avec nous, dans le parcours de nos mythologies personnelles et universelles.
Le rapport entre le lieu et les mythes
Les plasticiens de SANS TITRE ne sont jamais indifférents aux lieux dans lesquels ils exposent et
s’exposent. La relation à l’esprit du lieu, à son histoire, à son site et sa topographie sont prises en
compte dès le départ ; les productions et installations en sont volontairement imprégnées, si ce n’est conçues par rapport à ces dimensions.
Il ne s’agit pas d’expliquer le mythe mais de le vivre.


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